dimanche 15 novembre 2015

Bienvenue au Maroc !



 On  y est !  Enfin vraiment du soleil dans l'assiette !

Pour en arriver là , nous avons  profité de l'arrêt du flux de vent de Sud pour sortir du port de Povoa de Varzim  et  reprendre la mer . 

Port sympa , pas cher ..... (320 € pour un forfait d'un mois pour un 16,00 m) par contre prévoir des amortisseurs d'amarres balaises car la houle réfractée y est puissante .  Attention y entrer de préférence à marée haute  : Les déferlantes sur le platier  d'entrée  peuvent  être  très dangereuses  .
La cité ne présente pas vraiment d'autre intérêt que de permettre d'accéder facilement à Porto par le Métro et les autres villes du Nord par le réseau des bus - très ponctuels - qui relient les agglomérations portugaises .
Nous  avons eu des conditions sinon  idéales de navigation  au moins assez confortables (quand on a le temps ...... 3 nœuds .... des surfs à 4 ! )  Nous avons quand même dû mettre le moteur pour atteindre 5 noeuds .
Nous avons fait au final un parcours de 460 nautiques  en 103 heures dont 56 de moteur  .

L'archipel des Béringuas au large de Nazaré mérite un  petit détour .





Ces iles sont bizarrement localisées : Elles sont toutes proches de la faille de Nazaré (très réputée pour le surf )  . A cet endroit , le plateau continental est très étroit : La grande houle du large y arrive sans avoir perdu d'énergie : les vagues à la côte peuvent être monstrueuses , d'où la réputation du spot .

Naviguant tranquillement en alternant voile et moteur, nous sommes arrivés devant l'entrée du port de Rabat où nous avons pris un mouillage - face au large - assez rouleur .  Nous avons  vainement attendu la marée haute du lendemain après midi .  Nous n'avons pas pû  avoir l'autorisation de rentrer  du fait d'une houle déferlante dans l'entrée interdisant le passage de la barre et d'une brume assez épaisse pour que l'on ne puisse réaliser aucune photo de la côte de Rabat  .

Nous nous sommes donc déroutés vers Mohammedia dont la vaste ouverture au Nord  permet de rentrer par tous temps sans aucun problème de marée .

Mohammedia est principalement un port pétrolier où sont installés des équipements pétrochimiques importants . Le trafic commercial y est donc soutenu .

                                               l'entrée du port vue de la plage  principale

                                                                le port pétrolier

C'est ensuite un port de pêche très actif : beaucoup de petites barques sont réunies au mouillage . Les quais du port de pêche grouillent  de porte- faix et l'ambiance y est plutôt sympathique . Nous sommes ici au paradis des amateurs de poisson et autres poulpes ....

                                                                      le port de pêche : l'arrivée des barques




                                                    


                                                        Le mouillage des bateaux de pêche


                                          La criée où l'on peut acheter directement le poisson

C'est subsidiairement une marina ...... mais l'accueil est chaleureux , tout le monde contribue avec peu de moyens , tout compte fait tout se passe bien dans la bonne humeur .


Les contrôles des douanes, de la police, de la gendarmerie maritime sont réalisés avec beaucoup de rigueur mais avec un vrai tact et beaucoup de  mesure ..... en fait les services marocains ont gardé la rigueur que le colonisateur leur a transmis jadis puis ....  s'est empressé d'abandonner pour supprimer des postes de fonctionnaires .....  le jour d'un drame, c'est peut être une leçon à méditer ?

la marina
 

La Marina, le port de commerce vues du port de pêche  (on devine les deux mâts d'Esclarmonde en arrière plan ) ..... coté environnement il y quelques progrès à réaliser encore pour sensibiliser le monde des pêcheurs  .





a bientôt

dimanche 8 novembre 2015

Quelques jours d'escale en Galice

La traversée du golf de Gascogne  ayant été plutôt agréable et peu éprouvante , nous décidons de profiter de ces conditions favorables pour faire la première escale après avoir contourné le cap Finistère . Nous avions déjà fait la ria de Cée en 2013, nous optons pour visiter la ria de Muros à cette occasion . Remontée au moteur contre le vent Nord Est dans la Ria . Nous  prenons bien soin de  rentrer de jour car le risque est grand d'accrocher des filets de pêche dans l'hélice . Nous avons dû nous dérouter plusieurs fois pour ne pas s'y prendre ..... Rentrer de  jour nécessite d'être très attentif, c'est dire qu'y rentrer de nuit est à notre avis - pas impossible bien sûr - mais  à tout le moins risqué  .


                                  Entrée de la ria de Muros , on distingue le petit phare à babord


Nous prenons un mouillage devant la ville de Muros  dont les photos ci dessous donnent un aperçu circulaire du Sud vers le Nord en passant la l'Est :

Sud

                                                                                Sud Est

                                                                                  Est


                                                                                 Nord / NW



    Esclarmonde 3 sur son ancre au mouillage : on distingue bien en arrière plan le bâtiment  en brique ocre  rénové depuis peu . C'est le local de la police municipale . Il y a un quai où l'on peu laisser l'annexe en sécurité (attention pas d'eau à marée basse fort coef ) .

Il faut être vigilant sur le sondeur pour prendre ce mouillage  : le fond remonte très brutalement de 8m à presque rien à  marée basse  en quelques mètres :  Nous en avons fait l'expérience en quittant ce mouillage : La faible dérive sous le vent lors de la remontée de l'ancre a été suffisante pour nous amener sur le tombant de vase . Nous en  sommes sortis par un bon coup de marche arrière    ;  Il n'y avait  pas d'autre risque que de s'échouer car la vase est consistante et de très bonne tenue (nous avons eu 35 kns avec rafale à + /- 40 KNs d'Est sans aucun souci de tenue de l'ancre)  .

Le village de Muros est  encore un  actif petit port de pêche  avec son marché , sa petite criée  et ses arcades .
                                                                                 La Criée


La Marina a pris une partie de l'espace dégagé par la diminution du nombre des pêcheurs . Elle est aux trois quart vide .... comme partout en Espagne . Le club nautique gestionnaire de l'équipement cadenasse tous les accès et demande que l'on paie  même pour descendre avec l'annexe ...... bilan  : nous  n'y passerons pas . Lors de notre première arrivée dans le port les gardes côtes de Galice nous accueillent à  bord  de leur grosse vedette pour que nous puissions accéder au port  par l'échelle du quai . Ensuite nous avons trouvé à débarquer par le quai du bureau de la police locale .

Pas question  de passer si près de Compostelle (80 kms quand même)  sans y visiter notre bon Saint Jacques  .... Nous optons pour le bus qui permet de faire l'aller / retour dans la journée .

                                                        arrivée  dans le centre historique

                                                                  La façade sud en travaux
sortie de la messe des pèlerins

 
Nous en profitons pour visiter le musée que nous ne connaissions pas : simplement exceptionnel .


De retour à Muros, nous profitons des conditions météo favorables ( vent de secteur  Nord) pour filer sud . Destination Bayona .

 En fait le vent est tombé à hauteur des Iles Siès en arrivant .... avec une risée Perkins !



 Nous nous  y étions déjà arrêtés en 2013  . C'est mignon notamment dans les ruelles en arrière du port , la citadelle vaut le détour  . Nous en profitons pour faire un saut en bus à Vigo  toute proche,  grande ville que nous ne connaissions pas .
Cette arrêt  ne se justifiait que pour des raisons techniques : La négociation d'un nouveau contrat d'assurance nécessitait un extincteur de cale supplémentaire que nous avons trouvé lors de cette escale .
Accueil au port "réservé" du fait de notre option mouillage .....  (en 2013 nous nous étions fait piéger avec une escale d'une nuit pour 63 € ..... on ne nous le fait qu'une fois ! )  Nous débarquons donc  le long du quai avec les barques des plaisanciers locaux , là au moins c'est plus sympathique ....et c'est gratuit . (Faire attention cependant car à l'occasion des forts coefficient de marée l'annexe peut être posée ).

Eole se remettant gentiment de la partie, nous décidons de partir pour le Portugal  . N'ayant plus de vent .... nous rentrons à  la Marina de Povoa de Varzim  à 30 Kms au nord de Porto .


A bientôt pour la découverte du Portugal .......


mercredi 14 octobre 2015


Bonjour

C'est avec beaucoup de plaisir que ce   blog va connaître un nouveau départ avec la reprise de notre voyage . C'est pas que l'on s'ennuie à Plougastel-Daoulas – bien au contraire – c'est plutôt que l'on n'y a pas la sagesse de nous y occuper raisonnablement …... Changer de rythme fera le plus grand bien .

Moment émouvant que ce départ du port du Tinduff Samedi en fin d'après midi où , enfants, petits enfants et quelques bons amis nous ont lâché les amarres .
 
 
Nous Plougastels !  avons été nommés ambassadeurs  pour promouvoir le Kerhorrisme !  en voici la preuve avec la compromettante photo ci dessous : 
 
 

Nous  sommes désormais en charge de faire une photo de cette bière locale "la Kerhoriste" dans chaque port où nous ferons escale .   Quand on connaît les relations passées entre les kerhors  (pour les non initiés les habitants du village voisin - le Relecq Kerhuon - ) et les Plougastels , nous nous questionnons sur l'accueil qui nous sera réservé à notre retour .....

Coté météo, Olivier nous a confirmé que les conditions de traversée du golf de Gascogne seraient celles « d'une belle navigation d'automne » comme quoi - si l'on exclue à priori toute allusion déplacée à notre troisième âge encore conquérant - la science du temps qu'il fera peut faire bon ménage avec la poésie !

Départ sous voiles vent arrière …...tout doucement aidés par le début de jusant ; un peu comme lorsque l'on quitte une pièce sur la pointe des pieds !


Nous avons trouvé de l'air à partir de l'île ronde où nous nous sommes surpris à passer au près serré - voiles réduites - la Cormorandière avant d'embouquer le goulet .



Nous avons décidé de rester la première nuit confortablement - au mouillage - à Camaret pour s'amariner et attendre la marée haute du lendemain matin à 5h00 .

Encore au rythme des terriens, il n'en faut pas moins retrouver le tempo et l'ambiance de la navigation hauturière : Nous avons décidé de nous mettre en cuisine ; Jo et Chantal - nos voisins - nous ont donné une superbe poule faisane . Amoureusement cuisinée par Nicole , le fumet du gibier roti embaume le carré …... je vous laisse imaginer la suite !



Le lendemain matin, dès 4h30 je remonte la chaîne de mouillage et par une nuit d'encre nous filons plein ouest vent arrière, tribord amure . Nous avions pensé passer par la pointe du raz, en fait nous sortons de la mer d'Iroise par la chaussée de Sein .

Un peu au nord de la bouée «  basse royale » nous changons d'amure pour passer babord et prendre la route pour dégolfer , cap direct sur la Corogne .



Nous entamons une navigation vent arrière un peu inconfortable pendant les premières heures du fait d'une houle résiduelle croisée et d'un vent apparent un peu faible (10/12 kns) pour porter le génois sans déventement . Nicole un peu indisposée préfère rester couchée au départ pour finir de s'amariner .



Coté navigation, nous avons choisi de rester en de ça de l'alignement entre la sortie du rail d'Ouessant et l'entrée du rail du Cap Finistère pour ne pas devoir nous insérer dans le trafic des bateaux de commerce plus rapides que nous . Une fois quitté le plateau continental où l'on croise beaucoup de bateaux de pêche - d'abord Français ensuite espagnols – on est assuré d'être relativement tranquilles ….. ce qui n'exclue pas la vigilance ! Nicole a assuré la veille lorsque je dormais par séquence de 30 mns . Il faut bien avouer que le système anti-collision (AIS AI 50 Simrad) et le détecteur de radar mer-veille sont beaucoup plus perspicaces que nous pauvres humains : Le cargo croisé à mi parcours de la traversée a déclanché les alarmes électroniques plus deux heures avant que l'on en voie les feux de route …... Encore faut il paramétrer correctement les alarmes selon le risque de la zone dans laquelle on navigue : Au large, le danger réside principalement dans le croisement d'un bateau rapide type porte- container ou ferry naviguant entre 20 à 24 kns (40 kms/h ) ; dès lors le rayon de l'alarme doit être paramétré suffisamment large pour avoir le temps de réagir selon le type de voile à poste : on vire presque instantanément de bord avec les voiles classiques sur enrouleur électriques du bateau, ce n'est pas la même musique sous spi asymétrique ou balooner surtout en équipage réduit . Tout doit donc être anticipé .



Mi parcours, le vent apparent monte progressivement à 15 kns puis 20, puis 25 … ; puis 30 / 35 kns au cap finistère . Avec une vitesse fond de 9 kns et des surfs à 11 nous faisons une fin de traversée du golf de Gascogne en fanfare le tout sous pilote ( Raythéon ST 7001 , vérin sur mèche de safran équipé d'un gyropilote) sans toucher aux manettes . Même avec la belle houle arrière que vous supposez avec ces conditions météo, pas le moindre départ au lof n'est à déplorer ….. Sacré bateau quand même ! Merci à Henri AMEL et à toute son équipe pour cette remarquable conception du Super Maramu .



Lors de notre premier voyage, nous étions rentrés dans la ria de Corcubion , juste après le cap Finistère . Cette fois ci, nous choisissons de visiter la ria suivante , celle de Muros .



Nous y prenons le mouillage à 19h30 au fond de la baie à droite du port bien à l'abri du vent et de la houle .



Nous avons parcouru confortablement 400 nautiques en 63 heures mouillage à mouillage .



Nous allons aller visiter le coin et randonner un peu avec le sac à dos .



A bientôt



Louis et Nicole

 

vendredi 9 octobre 2015

Nous avons repris ci dessous le texte du mail envoyé aux amis dont nous avons les adresses mail
 
"Bonsoir
N'ayant pas pû accompagner l'Hermione pour son voyage inaugural aux USA au printemps dernier, nous repartons - en quelque sorte - "à zéro " .
Départ demain après midi pour une traversée du golfe de gascogne qui s'annonce particulièrement confortable : 20 / 25  kns de  brise Est / sud est soit un vent de travers  et peu de houle ......  Si ça se passe comme prévu, nous allons pouvoir sortir les verres à pied dans le cockpit !
Destination Maroc  où nous ferons escale dans trois ports : marina royale de Rabbat, Essaouira (mouillage derrière l'Ile de Mogador et Marina D'Aggadir .
Lors de chaque escale nous irons visiter l'intérieur .
Fin Novembre une navigation d'une semaine environ nous amènera au Cap Vert où nous visiterons rapidement les iles que nous n'avions pas abordées lors de notre précédent tour . L'escale fétiche reste cependant Mindélo -surtout à la période des fêtes  . Bien sûr , nous ne raterions pour aucun motif  la randonnée  mythique sur Sao Antao : la descente du volcan .... .
Transat début janvier pour la Barbade (obtention ds visas pour le bateau et nous même aux USA ) puis Martinique , Gouadeloupe et remontée des grandes antilles jusqu'à  Cuba où -laissant le bateau au port -  nous souhaitons partir sac au dos  .
Mi mai il sera temps de remonter hors zone cyclonique vers le Maine (USA)  au moins pour laisser les mois d'été le bateau en sécurité pendant notre reour en France  .
Pour nous suivre vous pourrez consulter notre blog
En cas de nécessité vous pouvez contacter Sophie ou Anne dont les adresses mail sont en clair , qui sont  en capacité de nous joindre par téléphone satellite si urgence , même en navigation .
Pour communiquer il n'y aura la plupart du temps  aucune difficulté car - en escale- nous consulterons nos mails quotidiennement .
notre adresse skype : LOUISMARCHAND17
Nous vous transmettons toutes nos amicales pensées
Louis et Nicole