dimanche 25 octobre 2020

2020 : annus horibilis ?

 Bonjour les amis 


2020 sera une très petite année de navigation ....... 

Esclarmonde n'aura jamais aussi peu navigué ! 

Nous avions pris un mouillage au bono pour pouvoir aller profiter du golf du Morbihan l'hiver . La météo nous a privé de cette possibilité : 5 mois de pluie quasi continus  nous ont dissuadés d'aller  naviguer . 

Au retour des belles journées de printemps, nous avons été cueillis par le confinement COVID 19 ..... 

Dès que les interdictions de naviguer ont été levées , nous avons remonté Esclarmonde à Plougastel . 

Nous sommes allés carèner au moulin blanc , puis avec nos amis du Port du Tinduff nous sommes montés à Guily-Glas près de Chateaulin pour profiter d'une balade sur l'Aulne maritime 

Le projet d'aller aux Scyllies est tombé à l'eau because reconfinement par nos voisins britanniques  dès le 15 août .

C'est donc une piètre année sur l'eau . 

Mais nous ne sommes pas restés à rien faire .... Nous avons consacré du temps aux petits enfants, les travaux de rénovation à la ferme ont pas mal avancé et nous avons progressé dans notre connaissance des chevaux et de la pratique de l'attelage pour laquelle il reste beaucoup à découvrir .  . 


L'actualité étant   assez déprimante nous rêvons à nouveau  de prendre  un peu de retrait  sur l'eau à l'occasion d'un grand voyage .  Pourquoi  n' oserions nous pas   la Norvège, L'Islande voire les canaux de Patagonie ?   C'est très tentant :  Le bateau est  presque prêt  (reste à installer le guindeau neuf qui est dans son carton ) . En partant il faudra faire  'un petit arrêt à La Rochelle sur le ponton Amel  pour peaufiner quelques bricoles   (re paramétrage du second pilote , rachat d'un lecteur de cartes plus grand .... et oui, la vue baisse !)  

Reste à trouver la fenêtre  de temps  nécessaire  compatible avec nos obligations familiales . 

Nous vous souhaitons une meilleure année 2021 que 2020  ! 


Louis et Nicole 






dimanche 1 décembre 2019

Petit tour au pays du Fado .....

Bonjour les amis
Attention, cet article a été écrit en octobre  2015 ..... il est resté à l'état de brouillon depuis . Je le publie ce 30 novembre 2019 après avoir joint quelques photos  prises à l'époque  .  bonne lecture à tous
Louis et Nicole


Nous sommes partis de Bayona le matin du mardi 20 octobre dès le « potron minet » des retraités (c'est à dire assez tard pour des « actifs »)….. . Belles conditions pour déhaler de la marina et de la ria de Vigo avec un vent Est / Nord Est . Nous faisons route vers le large quelques miles pour être sûrs d'avoir du vent en mer malgré le relief de la côte très relevé encore à cette latitude . L'altitude de la côte tend à diminuer régulièrement dès le passage sous souveraineté portugaise …...

Désolés, mais la géographie n'est certainement pas une raison suffisante pour penser que ce peuple manque de hauteur  (tout court ou ...de vue ) ou bien encore qu'il conviendrait d'accorder un quelconque crédit aux propos désobligeants sur une gente féminine digne et ma foi souvent fort coquette , qu'il serait désobligeant de prendre à rebrousse poils   …..
Contrairement à ce que laisse croire l'histoire officielle Portugaise , la Lusitanie n'est pas née à Guiramaés au XI eme siècle à la suite de combats  entre nobles  et dignes personnages de l'histoire ibérico-lusitanienne ....
C'est la  création d'un empereur Romain  célèbre :  Auguste (31 à 14 av JC)   . Son lointain successeur et tristement célèbre Néron  (54 à 68 ap JC)   se servi de cette province pour éloigner Othon , le mari de la belle Lollia Poppéa (dite Poppée) qu'il nomma le plus loin possible  - précisément en Lusitanie - pour caser le cocu "récompensé" ainsi  en devenant gouverneur  .  Toutes similitudes  avec  les pratiques politiques  non décadentes - elles - de notre époque actuelle révélées chaque semaine dans les feuillets d'un hebdomadaire   "volatile"  doivent être  considérées  comme fortuites ......

Cependant, même si nous n'avons - à notre gré - pas assez pénétré le pays en profondeur notamment dans sa ruralité , l'impression qui reste à l'état d'hypothèse est que le développement s'est concentré autour et dans les métropoles urbaines captant la rente publique et les emplois à haute valeur ajoutée (Lisbonne, Porto ) d'une part, et sur le littoral copieusement bétonné d'autre part . Les villes intérieures de second rang : Braga, Coïmbra, Guiramaès ….. ont un peu l'aspect anachronique de nos préfectures et sous préfectures avec leurs cohortes de vitrines de centre ville condamnées par du papier kraft et leurs périphérie jonchées d'usines rendues à l'état de  friches industrielles  ….



Le péri - urbain de toutes les agglomérations porte les stygmates de la désindustrialisation rapide de  ces dernières années . C'est seulement en arrivant à la près de Lisbonne et  de Porto que l'on peut voir de significatifs nouveaux équipements industriels qui réunissent  essentiellement des petites et moyennes entreprises …..en tout cas, bien loin de compenser en valeur ajoutée et en emplois les dizaines de grosses unités industrielles croisées à l'abandon tout au long de nos déplacements dans le pays (c'est d'ailleurs pareil en Espagne autour de Compostelle et Vigo ) .



Nous n'avons découvert de la ruralité portugaise que la riche vallée viticole du Douro ….. autant aller voir la ruralité française dans les chateaux du Médoc …. cette face existe et c'est beau ! Elle ne permet aucun début de vision d'ensemble .



On peut se consoler en faisant l'observation sans trop se compromettre  que l'absence de politique d'aménagement du territoire ne concerne pas que la France …...



Nous avons été impressionnés par le nombre de grosses berlines allemandes en circulation à Lisbonne et à Porto …... Le Portugal contesterait il à la Grèce le rang de premier acheteur de  voitures Porsche en Europe ?    Mercédès, Audi et autres BMW  sont aussi très prisées .



Cet attrait pour le brillant, était déjà très marqué au temps de la splendeur baroque du XVII ème et XVIII ème siècles . Les bourgeois et nobles argentés affichaient leur piété par des offrandes dorées . Cette volonté de se singulariser et d'afficher une réussite matérielle - courante chez les nouveaux riches - est elle désormais sécularisée par l'affichage du standing par l'automobile  et les montres ? C'est peut être là un trait de caractère qui existe partout - convenons en - mais plus signifiant  encore ici ?

La « concordance des temps «  tient à un phénomène identique à la base : l'afflux monétaire sans création de richesse induit des dépenses somptuaires . Au XVII ème c'est l'afflux d'or du Brésil qui est à l'origine du « feu d'artifice » architectural baroque portugais . Nous devons avouer qu'après avoir parcouru de nombreux édifices qui constituent d'indiscutables chef-d'oeuvres au sens technique et artistique…... nous avons renoncé à en visiter un grand nombre supplémentaires . Nausée d'or ! Nous nous sommes surpris à rêver de Sénanque, du Thoronnet …. bref du dépouillement de l'architecture cistercienne , de l'église de Fresselines où nous nous sommes mariés ….... Surtout lorsque l'on met en balance les souffrances humaines pour extraire l'or dans la colonie Brésilienne d'alors et ces « attestations » de piété, c'est un témoignage accablant de la vacuité d'une foi sortant du domaine privé pour être érigée dans le domaine public en norme sociale . …... On prend là, la mesure de l'importance de l'arrivée d'un pape Franciscain dont les valeurs d'humilité bousculent les convenances, rétablissent le sens des vérités ….. y compris esthétiques . Devant ces amas de sculptures dorées à l'or fin, on médite vraiment aux enseignements tirés de notre chemin vers Compostelle : c'est vraiment "ce qui est en trop dans le sac qui pèse lourd" …... et là, la surcharge est vraiment insoutenable ! Vous aurez compris que l'on apprécie moyennement ces chefs d'oeuvres de technicité  . Nous n'allons cependant  pas en  prôner  la destruction . Ils sont   heureusement soigneusement conservés .

Le Portugal moderne a subit des maux de même essence qu'au XVII ème siècle avec l'afflux de liquidités résultant des aides européennes massives et de la création monétaire insensée dont le système bancaire s'est rendu responsable avec la crise financière . Au lieu d'être thésaurisé dans des fresques baroques, ces liquidités ont alimenté un processus d'emballement immobilier et des dépenses somptuaires . Ces dernières, notamment sous forme de voitures de luxe - vont de pair avec l'explosion de la domesticité qui prend le pas sur les activités de production (leur prolifération prend de nouveaux visages au travers des activités de conseil - comptables - juridiques- fiscaux – financiers, en communication ….etc) .



Pour réguler ces excès du marché, il semble que cela ne puisse être que le rôle de l'Etat à qui incombe le choix des priorités économiques par un outil pertinent d'orientation : l'outil fiscal . J'oserais - par un exemple illustrant ma pensée - faire une digression qui va faire hurler certains de mes amis passionnés de belles carrosseries : Si l'on pousse un peu le raisonnement , l'instauration jadis d'un taux majoré de TVA sur les véhicules de luxe avait un vrai caractère vertueux au sens économique : il incitait à affecter les excédents d'épargne sur des investissements « productifs -que ne sont pas les voitures de luxe : Ne faudrait il pas, pour l'avenir, plutôt que d'exonérer de fiscalité des véhicules hybrides puissants « greenwatchés » sous le fallacieux prétexte d'écologie pour bobos urbains , revenir au système très simple d'une TVA à 33 % (ou plus) au dessus d'une puissance de base - elle moins taxée - permettant de satisfaire à la fonction première d'un véhicule : se déplacer  en polluant le moins possible ?   (C'est peut être étonnant , mais  cette  fiscalité  est strictement appliquée par le royaume du Maroc dont nous parlerons plus tard à l'occasion de l'escale que nous avons fait à Mohammedia) . 

Le Portugal , l'Espagne , la Grèce , la France - dans une moindre mesure - choisissent des mesures de restriction budgétaires (militaires notamment) et sociales sur les systèmes de santé ou de retraite plutôt que d'augmenter les prélèvements sur les dépenses somptuaires ….. Ce sont des choix économiques irrationnels qui alimentent l'excédent budgétaire de nos amis allemands et Suisses qui s'en frottent les mains . Cigales et Fourmis choisissez votre costume pour la surprise - partie !

Nous pouvons maintenant en témoigner au regard de ce que nous y avons visité . Nous devons nous rendre à l'évidence : Les lieux communs de notre enfance  sur ce pays relèvent pour l'essentiel du passé . Certes, si l'on cherche bien, il sera possible au grincheux d'y voir des traces d'une misère encore récente à l'échelle historique . Malgré les turbulences économiques consécutives à la crise financière de 2007/ 2008 qui l'affectent très durement – c'est perceptible - ce pays a accompli en trente ans - jusqu'au milieu des années 2000 - un bond en avant prodigieux sous tous les aspects possibles ; infrastructures, qualité de l'habitat, habillement, état de santé, éducation, ...etc . C'est bien là une preuve parmi d'autres (Ariane , Airbus, ….etc) que – mise en de bonnes mains – l'Europe agrégeant des Etats souverains est plus vertueuse que quand elle se laisse asphyxier par les lobbyes financiers  assez puissants pour faire  "débarquer" une personnalité aussi influente que Michel Barnier rendu à une simple fonction honoraire de conseiller du Président de la commission  pour ne plus "nuire"  à leurs intérêts : (à écouter avec intérêt l'émission de Stéphane Paoli avec Michel Barnier     http://www.franceinter.fr/emission-agora-union-europeenne-ouverture-ou-fermeture.)

Revenons à ce beau pays : le Portugal . Vous découvrirez dans le parcours photos ci dessous des images connues et d'autres plus insolites ….



Bonne balade en Lusitanie .
Nous arrivons au Portugal en touchant le port de Povoa de Varzim à 30 kms au nord de Porto

 Le port de Povoa de Varzim  vu du large : une cote déjà très bétonnée

 La marina est  à 1 Km du centre ville et du terminus du métro vers Porto
La gare routière est à l'opposé de la marina dans  la ville à 2,5 kms environ
des équipements modernes corrects, un prix très compétitif notamment pour les hivernages à sec .... En effet cette marina est tellement houleuse par vent de Sud à Ouest qu'il est déconseillé d'y laisser un canot à l'eau toute une saison d'hiver ..... sans risquer de l'exposer à de gros dégâts .


Près du port , l'église construite près du quartier des pêcheurs



Le monument édifié face à la mer  en souvenir des naufragés ....


l'église de Vila do Condé . En arrière plan le monastère de Santa Clara


 de nombreuses petites chapelles sont parsemées en ville ......

......attestent d'une foi populaire vivace et profondément ancrée


jusque dans les vitrines de magasins spécialisés en bondieuseries .....


Le fleuve à Villa do Condé : un des rares mouillages sûrs du Portugal

un petit port de plaisance  très abrité .....réservé aux petits tirants d'eau qui peuvent franchir le platier au débouché du fleuve dans l'océan




C'est à Vila do Condé qu'ont été construits les bateaux des grands navigateurs portugais du XV e jusqu'au XVIII ème siècles ; un projet des années 2000 a permis de réaliser la reconstruction de la  caravelle de Vasco de Gama que l'on peut visiter avec un petit musée attenant .

le pont vu de la poupe
le pont vu de la proue : des solutions techniques  très simples ( mais fiables) vues avec notre regard moderne ..... il faut être capable de se décentrer pour entrevoir  qu'il s'agissait de "la fusée Ariane" du XVème siècle ! Ce que nous visitons aujourd'hui à Kourou  portera nos petits enfants à sourire de nos technologies actuelles qui leur paraitrons bien sommaires ..... qui a parlé d'accélération ? 
Le port de Vila do Condé est tombé en désuétude progressive  quand ses chantiers n'ont pu suivre l'évolution du besoin d'agrandissement des unités construites au XIX è siècle  . La limitation du tirant d'eau pour sortir de ce port à interdit la construction de navires plus gros .



PS : Pour les curieux , après avoir rédigé cette présentation, à la Bibliothèque Universitaire de Coïmbra, nous avons acheté le livre « Histoire du Portugal » d'Albert – Alain Bourdon , éditions Chandeigne, 201 pages , ré-édité en septembre 2012 dont nous conseillons la lecture à qui veut mieux connaître le temps long, la troisième dimension - celle de la durée - de cet espace lusitanien . Ce qui était évoqué à titre d'hypothèse dans mon article se trouve pour l'essentiel confirmé et développé avec un vif esprit de synthèse et une attirante facilité de lecture .



Quelques infos sur le programme d'Esclarmonde en 2019

Bonjour les amis
Petite année de navigation en 2019 . Les petits enfants, la  rénovation de notre ferme à Plougastel , l'apprentissage de l'attelage de notre jument Plaric'cg,  ont consommé pas mal  de notre temps cette année . ......   qui osera rappeler qu'à la retraite , on se demande comment on trouvait le temps de bosser !
Coté navigation,  nous avions le projet d'aller accompagner le  Coquillier Général Leclerc  (asssociation Len Vor dont nous sommes membres ) aux régates des voiliers anciens de Falmouth .... Au final, une météo pourrie nous a barré la route .  Par dépi,  Esclarmonde 3 a passé le raz de sein pour aller se balader dans le golf du Morbihan  et prendre ses quartiers d'été pour 6 semaines au Bono  .   Navigation très confortable en équipage avec Jacques, Henri, Gildas ;  ambiance sympathique  .   Merci à Jean Claude qui est venu  chercher tout l'équipage en minibus ! 
Concours de circonstance heureux, nous sommes arrivés   dans ce charmant village à l'occasion de la remise des prix aux participants de la nouvelle "longue route" sur les traces de Bernard Moitessier  . Nous ignorions que ce grand navigateur était inhumé au cimetière du Bono .... Nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe .
On ne compte pas les moments de partage très heureux avec les amis qui sont venus nous rejoindre .  Nous avons chanté, dansé  ..... toutes nos excuses aux riverains de la rivière d'Auray au Bono qui ont supporté les airs d'accordéon tard le soir !
Les bonnes choses ont une fin : De retour, mi juillet profitant d' une navigation très confortable .  nous avons à nouveau franchi le raz de sein   dans l'autre sens , pour rentrer à Plougastel .
Mi septembre, nous avons réalisé le projet d'aller visiter nos amis Gwen et Pat en Irlande .  Conditions musclées pour monter et revenir début octobre ( il faut compter une soixantaine d'heures de nav )  mais une semaine  avec une météo de rêve sur place !   Esclarmonde est restée à l'ancre à Casteltownbere au SW .   Rencontre avec la famille et balades délicieuses  avec le bienveillant guidage de nos hôtes .

De retour mi Octobre , nous avons attendu fin du mois pour repartir au Bono avec notre amie Marie .
Esclarmonde est confiée à la garde de Jérôme , le capitaine du port du Bono qui nous a trouvé une place d'hivernage bien protégée,  jusqu'au 1 er avril  2020  .

Nous vous souhaitons d'excellentes fêtes de fin d'année et une joyeuse année 2020.








mercredi 10 octobre 2018

Position d'Esclarmonde




notre position accessible en cliquant sur le lien :

https://www.marinetraffic.com/en/ais/home/centerx:-4.275/centery:48.283/zoom:17

ou rechercher    ESCLARMONDE III

Si nous sommes trop loin des côtes, le système AIS ne relaie pas notre position . Merci donc de ne pas vous inquiéter si c'est le cas .

Esclarmonde 3 s'est refait une beauté

bonjour
après plus de 20000 miles parcourus depuis  l'automne 2014 , il était grand temps de toiletter notre fidèle compagnon .
Nous avons confié la mission au chantier KVK à Brest .  Belle prestation ! Bravo Julien !
Esclarmonde est arrivé sur le terre plein de la marina du moulin blanc avec une coque passablement tachée et terne . Il en ressort pimpant avec des dessous affriolants !

Tout y est passé !  Graissage de l'hélice max prop, nouvelle anode, vidange annuelle du propulseur d'étrave et de la transmission ( pas de trace d'eau dans l'huile et bague d'étanchéité impeccable après 1000 heures de moteur) , nouvelle peinture de la bande orange au dessus de la flottaison (merci Marc et Daniel qui ont effectué cette tâche de main de maître)  et merci de l'aide de Patrick et Annie qui ont passé la seconde couche d'antifouling sur la coque ..... .

Il était temps de refaire l'étanchéïté de la mèche de safran par laquelle commençait à perler quelques traces d'eau de mer (pour parer au risque d'une fuite , j'ai aménagé  sous le lit, un écoulement du coqueron arrière, vers la cloison de la cabine de la douche, c'est très simple et ça peut éviter de gros désagréments)    ; Pour réaliser ce travail,  il faut démonter toute la timonerie et le support du  moteur du pilote  Raytheon 7001 fixé sur le secteur de barre .  Pas difficile , mais long et ingrat car toutes les pièces sont protégées par de la graisse marine  très adhérente .

La pompe du puisart s'étant mise en défaut lors de notre retour de Corse, il a fallu descendre dans la cale moteur pour aller voir de plus près ce qui pouvait bien être à l'origine de cette panne ....  (si l'on a pas pris soin d'installer une seconde pompe de secours, ce peut être une vraie avarie grave  : pour palier ce risque Esclarmonde est équipé de deux pompes de cale , une installée sur le circuit  24 V et une autre sur le circuit  12 V  dont le détecteur est placé plus haut avec une alarme sonore alertant sur la  défaillance  de la pompe principale .
Plus de peur que de mal : Après démontage de la membrane, il est apparu qu'il s'agissait d'un morceau de colson qui bloquait la fermeture du clapet anti retour ! Même en prenant un soin maniaque de la propreté du fond du compartiment moteur , il est toujours possible de se faire piéger par le détail qui tue !

Toutes les fonctionnalités essentielles étant  vérifiées et remises en parfait état, il restera à changer le coude mélangeur d'échappement (fuite sur une soudure  : les kits de résine d'étanchéite haute température sont parfait pour trouver une solution d'attente avant le dépannage définitif par une pièce neuve ) , brancher le nouveau moteur d'essuie glace, changer le bouton poussoir d'arrêt moteur, refaire le revêtement de la table de cockpit , mettre des baguette inox de protection sur les cotés de la descente , passer un coup d'huile de teck  et refaire  une soudure fissurée  sur l'échelle de bain  ........etc etc etc    : Vous aurez compris que même paré de ses plus beaux atours, Esclarmonde 3 attend que l'on continue à le bichonner  en apportant des solutions aux mille et une bricoles qui sont en attente  .... Il le mérite bien ! 

NB ; Il faudrait réussir à prendre le temps d'installer une pompe à eau de mer avec un robinet à l'évier . Cela permettrait de diminuer au moins de moitié la consommation d'eau douce que l'on gaspille en grande partie en faisant la vaisselle . Ce simple  aménagement rendrait inutile le désalinisateur sauf pour des navigation  de plus de 30 jours consécutifs dans le Pacifique  .

Esclarmonde a pris son quartier d'hiver  au mouillage dans la rade de Brest   . Il attend sagement l'année prochaine ....... peut être prendrons nous le temps de faire une virée aux iles Scillies cet hiver si les conditions  permettent  d'aller ...... et d'en revenir dans la foulée .
Bonne fin d'année 2018 à tous .
Louis et Nicole





dimanche 23 septembre 2018

nouvelles de nos navigations 2018

bonjour les amis
comme prévu, nous avons mis la Corse au programme de cette année 2018 . Nous avons quitté Brest début avril avec des conditions assez inconfortables : Henri et moi avons été victimes du mal de mer  en traversant le golf de gascogne ce qui est à marquer d'une pierre blanche !
Il faut avouer que nous avons été téméraires et espérant que nous arriverions à temps au niveau de La Corogne pour profiter des quelques  heures  permettant un passage sans encombre majeur du cap Finistère avant l'arrivée d'une dépression très cognée descendant directement d'Irlande (du 11 / 12 beauforts  sur la prévision météo ) .
Constatant que nous étions en retard de 80 miles et  sensiblement trop ouest  par rapport à notre prévision  de route au bout de 30 heures, nous avons pris la décision de bifurquer vers La Rochelle pour éviter  de croiser le centre du coup de tabac . Bien nous en a pris et nous avons été quitte pour  nous esquiver par la porte de service et finir piteusement au moteur en rentrant  sagement  au bercail par le perthuis  d'Antioche .
L'accueil  par l'équipe au Ponton Amel a été -comme d'habitude -  excellent . Esclarmonde 3 est toujours bienvenue ; ça fait plaisir . Stéphane , le responsable des ets  Pochon a fait le nécessaire pour que nous puissions repartir avec un aérien  de girouette anémomètre B&G  neuf ; merci encore pour ce dépannage rapide et efficace avec des pièces d'origine sur un bateau de 1991 .... ..Chapeau le service !
Mathias et Henri  nous ont réparé la fixation du frigo qui se faisait la belle a la gîte babord amure , et bien d'autres bricoles qui devaient être  corrigées .   Annick et Josette nous ont reçus princièrement .... Qu'elles en soient remerciées . Nous avons même trouvé le temps de ressouder la girouette à Robert et à la remettre en place en haut du mât  dans son jardin , en plein centre de la Rochelle !
Nous en avons bien sur profité pour revoir certains amis de La Rochelle .... pas tous malheureusement , mais nous avons prévu d'y  repasser ....
Profitant de conditions correctes  prévues le mardi , nous avons repris notre route pour enfin traverser le golf de Gascogne dans des conditions favorables .
Nous avons fait l'impasse sur l'escale prévue à El Ferrol , là où Henri avait accompagné une barge de la marine es qualité de plongeur démineur . Arrivée directe pour une nuit d'escale à Figuera da foz où nous rentrons à 23 heures de nuit . Nous évitons de justesse  les filets des pêcheurs tendus en travers du fleuve sans éclairage .... puis nous nous posons au quai carburant pour aller deguster une bière en ville . départ à 8h00 ....  la sortie est accrobatique du fait du déferlement de la houle sur le platier à l'ouvert du brise lame d'entrée .  Chaud  chaud ..... Esclarmonde se cabre sur deux ou 3 vagues consécutives , moteur pleine puissance .... il faut des chevaux pour passer alors même que la mer est  à peu près calme .... qu'est ce que ça doit être en cas de mer forte ?
Nous faisons route directe sur Olaho au Portugal  (même entrée que Faro ) où nous sommes accueillis  par Jean Pierre et Vivianne qui nous font découvrir ce coin du sud du Portugal ; Retrouvailles avec Philippe autour d'un poulet cuisiné avec amour à l'occasion d'une belle balade dans la lagune .....
On peut profiter pleinement de ces bons moments partagés . La route de Gibraltar est fermée par un vent de furie avec rafales à 60 knts qu'il n'est pas question d'aller chatouiller .
Enfin le flux s'inverse .... la porte de la méditerrannée s'ouvre pour rentrer .
Nous ne manquons pas de faire une escale d'une nuit à Gibraltar  ( très bon mouillage ) et de faire le plein de gas oil à 59 cts d'euros le litre avant de repartir  .....
La navigation au sud de l'Espagne  jusqu'à Alméria sera difficile  avec peu de vent ou du vent contraire ..... on se traîne de port en port , par escale journalière de 30 à 50 nautiques ; bref ça n'avance pas !
C'est seulement en quittant Alméria que nous trouvons les conditions permettant de filer d'une seule traite jusqu'en Corse ..... Nous arrivons à Porto-Pollo  au bout d'un mois laborieux .
Nicole , Seb , Anne et nos petites filles arrivent à bord le 10 mai .... les vacances vont vraiment commencer .
Nous avons reçu plusieurs couples d'amis pour découvrir tantôt le Sud , tantôt le Nord au départ d'Ajaccio dont nous avons fait notre base  principale de départ, et d'avitaillement .
Les liaisons aériennes sont fréquentes, peu coûteuses au départ de Brest ou Bordeaux  ....le transport à l'arrivée sur place est peu onéreux (navette ou taxi ) lorsque les conditions ne permettent pas tout simplement d'embarquer directement  dans l'annexe à partir de la plage située à 300 mètres de l'aérogare ! le rêve !
Nous avons tenté quelques incursions dans le centre de l'île en louant une auto .... Si le littoral est superbe, l'intérieur, n'a rien à lui envier .

Coté navigation, les coups de vent sur la cote Ouest ne sont facile à parer . Quelques recoins de côte permettent de s'abriter un peu de la houle qui dans ce cas rend le mouillage inconfortable .  Rentrer dans un port est un luxe compte tenu des prix pratiqués en saison . Nous n'avons pas payé un seul mouillage , ni port de début mai à début septembre ;
L'avitaillement en eau doit être soigneusement organisé en anticipant les passages autour de trois  points gratuits : le port Tino Rossi à Ajaccio , au port de Calvi et à Bonifaccio . On peut se dépanner à Porto vecchio (1 euro le mètre ), à L'Ile Rousse (13 euros ) .
Noter qu'il faut éviter d'aller se ravitailler en eau au  port Tino Rossi si possible les vendredi et samedi , jours de rotation des catamarans  de location qui saturent le ponton d'entrée dans le port .
Compte tenu de la capacité du réservoir d'un super maramu (1000 litres) , nous n'avons pu aisément gérer ces contraintes et ne pas importuner les professionnels .
Coté avitaillement nourriture , le plus simple est  de faire le principal à  Leclerc Impérial à Ajaccio , à 50 m du quai des annexes tout au fond du mouillage ; toutefois, on trouve des SPAR a Cargèse, Calvi ,St Florent  Bonifaccio , un  Casino  très bien achalandé et compétitif en centre ville à l'Ile Rousse  et un superbe marché pas cher près du port le samedi à Bastia .

Une chose est certaine, les solutions de ravitaillement  se trouvent facilement sans compter les innombrables petits marchés de villages où l'on trouve les produits traditionnels ; Attention  cependant aux  revendeurs de charcuterie "Corse" qui entretiennent la confusion en laissant planner la confusion avec une possible activité d' éleveur .
Sur les conseils de notre ami Dieudo rencontré le premier soir à Porto Pollo puis quelques semaines plus tard  à L'Ile Rousse , nous avons beaucoup utilisé Vento-Lamma pour avoir des prévisions météo détaillées fiables .

En conclusion : beau voyage et beau pays ...... heureusement qu'il y ait encore des Corses pour que l'identité de ce terroir soit préservée le plus longtemps possible du tourisme de masse qui irrigue largement l'économie de l'Ile .

Nous sommes revenus à Brest en 20 jours de navigation depuis début septembre .

Nous avons espéré croiser la route de dorades coriphène et de thons ..... au final, deux bonites ont daigné mordre à nos lignes ..... c'est bien peu pour les efforts déployés par Dédé  qui n'a pourtant pas ménagé sa peine ! A noter que nous avons remonté une quantité étonnante de détritus accochés dans les hameçons .... c'est dire l'état de pollution de la mer sous l'effet des plastiques , filets et autres morceaux de bout qui dérivent à profusion .

Esclarmonde 3 est grutée  à Brest le lundi 24 septembre pour un toilettage d'automne bien mérité après  trois années de navigation comptant deux transats (dont la cote est  USA  Canada , une virée en Ecosse et en Corse .....

A l'année prochaine pour un nouveau périple .....







mardi 31 octobre 2017

Bonjour les amis
Quelques nouvelles de notre année  2017 et de nos  navigations :

Si l'on prend par ordre d'importance , nous retiendrons l'arrivée de notre second petit fils - Edouard  -qui sera le n° 4 dans la fratrie coté Sophie et Simon ..... beau score dont nous pouvons être aussi fiers que le Premier Ministre a de pouvoir sur le citoyen ! Nous passons donc cet automne à Plougastel pour accompagner l'arrivée de cet évènement heureux prévu pour le 6 novembre .

Durant les vacances d'été, Anne et Sebastien nous ont fait la joie de nous confier la garde de Chloé et Manon presque 5 semaines consécutives . Ce long séjour a permis de découvrir le chateau de Chambord ou se tenait une exceptionnelle exposition de la collection privée d'art contemporain  de Mr et Mme Pompidou , de découvrir l'exposition Picasso à Landerneau  et finir en rentrant par la visite guidée du cadre noir de Saumur .

Nos activités de rénovation de maison nous ont distrait de notre activité maritime .  Nous avions presque terminé la rénovation de la maison de poupée de Saint Claude à Plougastel que par le hasard des circonstances, nous avons vendu La Roche .... et nous venons d'acheter la Ferme de Kergoff .

Idéalement placée sur la voie bretonne du chemin de Compostelle, la remise en état de cette propriété va  exiger de nous pas mal d'énergie ......

Coté navigation , nous avons décidé de faire en tour vers le Nord pendant que nos concitoyens étaient soumis à la canicule du début de l'été .... Scillyes - avec son magnifique jardin botanique de Tresco - , quelques escales en GB (Milford Heaven, Holly Head ) puis coté Est de l'Irlande (Porta ferry ) nous arrivons en Ecosse où nous naviguerons de conserve avec nos amis Dominique et Catherine .
Henri et Michel seront nos équipiers respectifs dans cette aventure  conviviale et riche de découvertes d'un pays superbe et accueillant ...... bien que frais et parfois humide !

Esclarmonde est en bon état mais nécessite quelques soins d'entretien qui deviennent urgents tant les algues colonisent sa coque  , et bon nombre de petits détails qui vont consommer pas mal de temps à remettre en ordre cet hiver  : silents blocs d'éolienne, révision des coutures des voiles, du taud de cockpit, changement des filtres et vidanges - moteur, groupe, déssalinisateur, propulseur d'étrave, embase de transmission ...... etc ) .

Tout sera en ordre mi mars pour aller faire un tour en méditerrannée cette fois :  arrivée prévue en  Corse  pour le début du mois de mai , retour fin juin pour arriver en Bretagne le 20 juillet au plus tard.

Nous vous souhaitons de bonne fêtes de fin d'année

Louis et Nicole


dimanche 25 décembre 2016

transat retour mouvementée

Bonjour les amis
milles excuses pour ces publications tardives d'info sur notre périple .

Nous sommes arrivés à St Pierre récupérer Esclarmonde le 23 septembre via Montréal où nous sommes restés les deux jours précédents  pour visiter la ville et retrouver Claude  notre "cousin" Canadien . Belle ville qui mérite le détour .

Ronan - notre ami Brestois qui nous accompagne  pour cette transat retour -  est bien au RDV à l'aéroport de Montréal . Il lui reste encore quelques heures à supporter le voyage recroquevillé dans les sièges d'avion ..... avec ses 2 mètres ..... je suppose qu'il envie les nains que nous sommes !

Après quelques jours de préparation avec l'aide et le chaleureux accueil de Jeannot et Josette , de Manu et son équipe au port de plaisance , Esclarmonde est avitaillé et prêt à prendre la mer le 26 en fin d'après midi .

Le coup d'oeil sur la météo et les nouvelles d'Olivier laissent penser que ça va être viril .....mais hors de risque de remontée cyclonique compte tenu que nous prenons la route Nord au niveau du 50ème de latitude .  Nous passons juste derrière Karl ..... et nous arriverons juste avant ..... Nicole  Non ne riez pas , c'est vrai !

Départ émouvant  au tomber de la nuit pour sortir de cette magnifique baie de St Pierre sous les regards de nos amis et les coups de sirène ....

Nous prendrons trois dépressions coup sur coup pendant cette transat..... . Ronan est très affecté par les conditions de mer très dures ;  Chapeau de conserver le moral dans ces conditions musclées .

On ne compte pas les déferlantes qui ont touché le voilier , particulièrement une - au nord de cap Flemmish - travers AR babord  qui nous a couché  complètement . On s'en tire plutôt bien: pas de blessé - pour expliquer la violence du choc reçu, couché sur la banquette du carré , je suis passé par la verticale et me suis trouvé le nez dans l'équipet tribord sans m'appuyer sur rien  !  heureusement, réveillé à cet instant ,  j'ai pû amortir le choc avec les mains et m'en sortir quitte d'une bonne impression de voltige de cirque .

Il faut noter qu' en finissant de contourner Terre Neuve, nous avons piqué nord ouest pour laisser à tribord le bonnet flamant (en anglais : cap Flemmish) et les hauts fonds qui l'entourent .   C'est une zone très dangereuse dans laquelle la houle déferle dès que les conditions de mer se durcissent . Nous avons été bien inspirés de prendre cette option compte tenu des dépressions croisées en route .

Gardons en souvenir  les 2 seuls  jours de navigation sous spi asymétrique qui ont permis à Ronan de venir nous rejoindre dans le cockpit avec assez de confort pour profiter des sensations offertes par le grand large .

Alors que vous sentions déjà l'écurie ..... nous rentrons sur  le plateau continental à la latitude de Brest.... avec l'espoir d'arriver le 14 octobre matin .......mais  le vent  en décide autrement : il vire Est 30 à 35 knts : pleine face !

Pour faire face à l'adversité, le premier bord nous amène en mer d'irlande .....pas moyen d'accrocher les Scillyes  ..... Après un point météo avec Olivier , nous tentons un bord Sud ....les conditions de mer interdisent de remonter à moins de 50 / 60° du vent  ..... route  entre Gijon et la Corogne !

A la latitude de Concarneau , nous choisissons entre des tapas à La Corogne et des bières en Irlande !
Après délibération, nous choisissons  Corke ...... et ce sera Kinsale  que nous réussissons à atteindre au près serré, le vent malin ayant eu la mauvaise idée de virer d'Est à Nord-Est ! comme quoi quand la guigne vous poursuit .... ça colle aux godasses !

Nous restons 4 jours au port de Kinsale dont on peut vanter l'accueil . Nous en profitons pour faire les réparations les plus urgentes (pompe de cale, rivets de liaison  profilé d'enrouleur / moteur du GSE, manille du chariot de GVE.... ) .

Ronan devant reprendre son travail le lundi,  quitte le bord la mort dans l'âme  le samedi en prenant le ferry de Cork à Roscoff . Pour finir en beauté  et ne pas perdre les bonnes habitudes , il essuiera 50 knts à l'occasion !

De notre coté, nous prenons la mer le dimanche matin vers 7h00 juste après que la dépression ait viré sud - sud ouest .  Sortie difficile de Kinsale compte tenu de l'état de la mer et de l'orientation de la rivière .... heureusement le M92 B Perkins est une mécanique fiable , ou puissance et couple permettent de sortir de situations incertaines ..... La conception de la transmission Amel , avec son hélice très profonde juste derrière la quille évite tout risque de déjeaujage de l'hélice dans une houle courte très formée .

Heureusement que nous n'avions que la trinquette lorsque nous sommes sortis du déventement  de old head of  kinsale ..... 55 knts par le travers  sur des fonds de 15 / 20 mètres !  juste de quoi se remettre dans l'ambiance !

Avec ces conditions, dès que nous avons pû nous caler sur le bon cap , nous parcourons le chemin pour contourner les scillies par l'ouest  à la vitesse de l'éclair ! l'alarme du speedo calée à 10 knts n'arrête pas de sonner !

Le vent continue de nous porter durant la traversée de la manche jusqu'au rail ou ça commence à mollir ... Deux heures avant  d'arriver à hauteur d'Ouessant par l'Ouest, le portant passe à 15 puis 12 puis 10 knts .... on est scotchés .  On va rater la fenêtre d'atterrissage car nous avons de grands coefficients  (115 ) .  Une risée Perkins (le moteur pour les non initiés) nous permet d'atteindre la baie de Lamplaul du bout des lèvres : moteur à fond contre le courant nous rentrons dans la baie en faisant route sur les pierres vertes à 2,5 knts !   Assez fun pour tout dire et encore merci au moteur qui permet de prendre de telles options .

Nous attendons tranquillement sur une bouée la renverse et rentrons au moteur jusqu'au bercail à Tinduff où nous arrivons à 4 heures du matin un peu cabossés .....

A l'aube, marée haute, nous accostons dans notre petit port bien aimé ..... et nous sommes chaleureusement accueillis par Catherine et Dominique qui nous amènent .... les croissants !

Merci les amis

Après ce nouveau tour de l'atlantique, Esclarmonde a été pas mal sollicité dans la dernière partie du voyage ,  notamment à partir des Bermudes . Malgré son entretien très rigoureux, notre voilier  a besoin d'une séquence "révision" après deux transats  réalisée sans encombre significatif interdisant de naviguer en sécurité  . Il est à noter  que la préparation du bateau  est absolument décisive d'une part, le stock et le choix pertinent  des pièces détachées du bord  d'autre part .

Au jour de la  fin de rédaction de cet article le 25 décembre , l'essentiel de la remise en état est faite :
pompes de cales , chariot de GVE, étanchéïté des hublots carré  babord  où quelques gouttes perlaient au niveau  de quelques  vis , chauffage air pulsé opérationnel, électricité révisée : alternateur moteur  24 V remis en fonctionnement,  groupe Kolher redémarré ....., batteries vérifiées

Il reste la révision  de l'électronique (moteurs de pilote en préventif, paramétrage de la fonction angle au vent de la centrale B&G)  et de l'esthétique : quelques  pignes sur le gel coat par ci par là  )

Esclarmonde est sagement attaché sur sa bouée en attendant de vivre de nouvelles aventures à partir de juin prochain .

Bonnes fêtes et bonne année 2017 en attendant

Louis et Nicole






 




Esclarmonde 3 est bien arrivée à St Pierre et Miquelon

Bonjour à tous .
Après les Antilles et son eau chaude ..... nous voici arrivés dans l'eau  froide !
Quelques détails de notre périple nord américain  méritent de vous être livrés :
Après une escale technique au Marin  à la Martinique pour régler un vieux problème de connexion du pilote automatique qui ne fonctionnait pas en mode vent  (Pb réglé par Azzedine qui a une excellente connaissance des produits B&G et Raytheon : à conseiller donc) un dernier coucou à notre ami Jo de la Pointe du Bout , nous avons  rejoint directement Saint Barth . Courte escale lors de laquelle nous avons loué un scooter pour faire le tour de l'Ile . Ambiance somme toute sympa avec un excellent accueil ; c'est très propre pour les antilles mais très consommation free tax ! C'est l'ile  Mustique dont on vous a déjà parlé dans ce blog ....  avec l'esprit français ..... On était content d'arriver - ça mérite la visite -  et autant d'en partir .....car le genre de rencontres possibles en de tels lieux porte une grande probabilité de superficialité consumériste .
De là, nous avons rallié la partie française de  St Martin  pour acheter des fournitures nautiques .
Si nous voulons honorer notre rendez vous le samedi 28 mai avec nos amis  américains Jane et Fred , nous devons prendre la mer rapidement . Nous ne prenons pas le temps de  visiter  l'ile  car la traversée vers le Nouveau Brunswick au  Canada via les Bermudes va nous prendre une bonne douzaine de jours  .

Nous naviguons très confortablement jusqu'aux Bermudes avec une température en très légère baisse 24 / 25 degrés ..... L'hydrogénrateur Watt & Sea  continue à fournir de l'électricité à profusion .... mais sa fixation commence à faiblir du fait de l'apparition d'un jeu autour du  boulon de fixation principal . Du fait d'une houle très formée , nous préfèrons ne pas prendre de risques inutiles en intervenant acrobatiquement  au large ... Nous décidons de faire un arrêt technique  nocturne dans la zone de mouillage à l'entrée des Bermudes . En 10 minutes chrono , nous souquons une sangle de camion autour de l'équipement et nous n'en entendrons plus parler jusqu'à Saint Pierre !

De là, les infos transmises par notre routeur bien aimé - Olivier - commençent à se gâter ...... Une dépression en train de se creuser  va s'imposer exactement sur notre trajectoire entre les Bermudes et Yarmouth ..... fini les verres à pied  et les parties de scrabble sur la table de cockpit ..... En effet , comme prévu,  nous prenons une petite tournée avec des rafales de 50 knts ( vent établi vers 35 / 38).
Nous continuons à faire route  au portant, sous pilote, voilure très réduite (environ 10 m2
 de Génois Sur Enrouleur - GSE ) . Les conditions de mer sont favorables avec une houle dans le sens du vent et du courant : rien à voir avec les conditions rencontrées en 2008 un peu plus à l'Est  en montant des Açores vers l'entrée du Saint Laurent  lorsque nous avons pris 65 knts vent contre courant.
Le principal changement réside dans la mise en route impérative du chauffage dans le bateau ! En quelques heures nous avons vu la température dégringoler de 22 / 23 degrés à 5 /6 ..... choc thermique assuré ! l'eau qui nous entoure doit être à 3 / 4 degrés ..... plus vraiment le moment pour y tremper ne serait ce qu' un orteil !

L'arrivée à Yarmouth au Canada  constitue une excellente introduction à la découverte  des courants de la baie de Fundy ..... célèbre pour être le lieu des plus fortes marées au monde ..... 16 mètres de marnage !    Les courants au Sud de la Nouvelle Ecosse sont à la mesure  des masses d'eau en mouvement ..... Comme nous n'avions presque plus de vent, nous finissons au moteur ..... 10/ 11  knts sur le fond,  moteur à 1250 trs / mns ça fait environ 5/ 6 knts de courant au large !   Gare à l'inversion de la marée ! on est presque à fond pour ne pas culer  sous le courant descendant !

Les  formalités de douane et de visa d'entrée au Canada sont faites auprès des customs de Yarmouth.
Accueil très professionnel  avec une visite approfondie du bateau . On est ici  dans un pays ou la notion de frontière a du sens .... ; manifestement  on est très loin de la désinvolture de "Schengen" . De là , nous prenons la mesure  d'une chose simple oubliée chez nous, qui atteste  de la vraie utilité d'une frontière  qui est en premier lieu celle de faire comprendre à un étranger qui arrive hors de son pays  qu'il n'est pas chez lui - même si on lui réserve le meilleur accueil   !

L'inventaire est complet : les douanières repartent avec quelques tomates, le reste de patates , les oignons ...... mais -  après un coup de fil à leur chef -  avec un sourire complice ....  nous laissent le stock de rhum à bord !  On a frôlé la correctionnelle ! 13 litres d'alcool  alors qu'on a droit qu'à 1 seul par personne .... sans compter les bouteilles de vin qui restent encore au fond de la cale ..... en résumé pas de désinvolture mais beaucoup d'intelligence dans l'application des règles .  Plutôt sympa comme premier contact !

La navigation vers notre point de rendez vous avec Jane et Fred  suppose la traversée d'une bonne  centaine de miles vers le fond de la baie de Fundy . Nous sommes en pleine époque de la pêche aux homards ..... ce sont donc  des centaines de lignes de casiers qui sont installées partout .... La navigation suppose une attention soutenue pour ne pas y prendre l'hélice ou l'hydrogénérateur  dans un bout . C'est surtout à l'étale de marée que c'est problématique  : Les bouées de casier comportent une grosse boule  reliée à la ligne de casiers au fond et une petite  reliée par un bout de 5 / 6 mètres qui permet - en surface- aux pêcheurs de l'attraper avec la gaffe . Quand la marée monte ou descend, les deux bouées sont dans le même axe du fait du courant ; Par contre  à l'étale le bout flotte sans tension  n'importe où autour .... et là, c'est vraiment dangereux .

Passant à proximité d'un chalutier, un pêcheur  jovial  - digne descendant d'un irlandais  roux et trappu - nous montre un homard et nous fait signe de nous approcher ....
Nous faisons demi tour et mettons les deux bateaux bord à bord à 2 / 3 mètres . Au bout d'une gaffe fermement tenue  , nous arrive un énorme seau rempli de 14 homards !  Ne sachant  simplement pas où mettre une telle quantité de bestioles bien vivantes je vide le seau dans le cockpit !

Nous demandons combien nous devons ..... Nothing !   Ce dont il n'est pas question bien sûr ! le seau repart vers son propriétaire lesté d'une bonne bouteille de cognac qui va faire la joie des trois larrons du bord  .... Rien qu'à voir le sourire du patron du chalutier on est sûr que le prochain voilier croisant - sous pavillon français - dans ces eaux,  recevra un accueil chaleureux !
Restait ensuite à régler le problème de savoir comment cohabiter sur Esclarmonde  avec 14 bestioles décidées à vendre chèrement leur peau ..... C'etait le début d'un scénario de western spaghetti  dont on se gardera de dévoiler la suite de crainte du ridicule ...... maintenant, nous sommes certains qu'il ne tue pas !

Après un mouillage devant  Seal Cove , petit port de pêche paisible, où deux homards passent au four pour dîner,  nous repartons le lendemain matin avec le courant pour rentrer dans le port de Head Harbor au nord de l'ile de Montébello .

Nous arrivons dans un port de pêche, un vrai ! pas un seul plaisancier n'est amarré ici . L'accueil est sympathique ; on nous indique un ponton flottant en cours d'aménagement sur lequel s'amarrer sans déranger les mouvements incessants de va et vient dans le havre .

Nous sommes prêts pour recevoir nos amis Jane et Fred à l'endroit le plus proche de la frontière du Maine .... reste à savoir s'il ont bien reçu l'information que nous n'étions pas allés à Saint Andrews , là où nous devions nous rejoindre initialement .... Tout fini par rentrer dans l'ordre , mon téléphone finissant - après avoir été ré-initialisé-  par capter le réseau bien timide dans cette contrée perdue .

Le samdi 28 mai, en fin de matinée, comme prévu 12 mois plus tôt, nous voyons le van Dodge de nos amis qui se profile .... Nous ne nous sommes pas vus depuis 20 ans ! Quelle joie de se retrouver !























lundi 7 mars 2016

nouvelles de martinique

Bonjour les amis
Nous sommes toujours à la Martinique où nous faisons faire quelques travaux d'entretien sur le bateau au Marin  (groupe électrogène et paramétrage de la centrale de navigation notamment )  .

Nous continuons à visiter et découvrir ce beau pays lors des périodes de temps libre .

Nous n'arrivons pas à charger les photos des articles du blog du fait des difficultés à accéder à un débit de connexion  WIFI satisfaisant . Nous vous remercions de votre indulgence .

Tout va bien .

Nous sommes obligés de modifier notre programme de voyage du fait de la necessité de rentrer quelques semaines en métropole pour régler une affaire . Le détour à Cuba est compromis pour cette année  .
Nous irons bien comme prévu à St Pierre où Esclarmonde passera l'été au frais .

D'ici à notre retour, Esclarmonde va rester ici sous la bonne garde de notre ami Jo .

A bientôt

Louis et Nicole

lundi 15 février 2016

Position introuvable

Pas d'inquiétude svp si notre position n'apparait plus sur le lien  .... Les piles de notre balise sont à plat . Nous trouverons ce type à notre retour à la Martinique .
Nous sommes aux Saintes . Tout va très bien
Amitiés à Tous
Louis et Nicole

lundi 18 janvier 2016

Traversée sans encombre de Mindelo (Cap Vert) à Bridgetown ; visite de la Barbade

Bonjour les amis

Nous voici arrivés de l'autre coté  de l'atlantique après 13 jours de navigation . Partis le 29 décembre, nous avons réveillonné en mer tranquillement . Les conditions de cette traversée ont été confortables . Le vent de Nord -Est au départ est progressivement passé Est  à hauteur de  40 / 45° de longitude  ouest .  Olivier, notre routeur nous avait alerté sur la présence de perturbations orageuses en dessous de 16°30' de latitude Nord . Nous sommes donc restés au dessus de cette limite , de telle sorte que nous avons  évité de rentrer dans des grains parfois violents . Nous avons tenu des moyennes journalières de l'ordre de 170 / 180 N par jour , sauf  les 3 derniers jours , le vent a  mollit  réduisant notre progression à 130 puis à 100 N  quotidiens ..... Du fait de la pétole, nous avons terminé au moteur les 120 derniers nautiques  ..... Que les puristes nous pardonnent svp !

Nous n'avons rencontré qu'un seul  bateau durant cette transat : une vedette de pêche au gros à 80 Nautiques (150 kms environ ) au large  de l'arrivée à la Barbade . C'est dire que nous n'avons pas été dérangés dans nos lectures et nos parties de scrabble  ni par les alarmes radar  ni  AIS (système anti collision ) .

Coté technique,  deux péripéties ont marqué cette transat :

Le point de tire du spi asymétrique s'est rompu au milieu d'une  nuit  ; nous avons réussi à le rentrer dans sa chaussette sans le faire chaluter (.....traîner dans l'eau pour les non initiés) .

Le réducteur de l'enrouleur de génois s'est bloqué (voile d'avant du bateau)  ; nous avons réussi à le manœuvrer grâce au tambour d'enroulement manuel de secours , mais il faut avouer que c'est assez scabreux à manipuler dès que la brise "prend" dans une voile d'une telle surface  .

A notre arrivée à Carlile Bay devant Bridgetown, nous avons pris un mouillage sur ancre . Il n'y a aucune place de port disponible pour les voiliers  de passage .  Les conditions météo étant  calmes, ce mouillage réputé "rouleur" s'est révélé confortable  sauf la présence en journée d'une nuée de jet skis qui  vous scient les oreilles et dont les pilotes prennent un malin plaisir à raser les voiliers .......

La solution consistait à partir visiter l'île pendant que les jets skis  tournaient comme des guêpes  autour d'un pôt de confiture ! C'est ce que nous avons fait en louant une petite voiture .


 
 
 
Le hall de la gare maritime : c'est ici que sont installés les bureaux des 3 services permettant de  réaliser les formalités (santé - douane - immigration ) . C'est rapide ; ça coute 50 dollars US  ou 100  barbados dollars payés au port lors des formalités de sortie (clearence)  .
 En arrivant ici .... difficile d'ignorer que le tourisme est une ressource essentielle pourvoyeuse de nombreux emplois de service . Les activités financières, juridiques et  l'assurance constituent les autres secteurs dominants de l'économie de La Barbade .

 
 
la remontée de la promenade vers la marina au fond du vieux port en centre ville
 
 
 
Ici , plus que la voile, c'est la pêche au gros  avec de grosses vedettes à moteur qui est l'activité favorite ...
 
 
 
Le parc de l'indépendance tout prêt du pont pietonnier
 
 
 
L'arc symbole de Bridgetown au bout du pont piétonnier
 
 
Retour au port des vedettes de pêche au gros : les marins découpent les poissons devant les touristes et jettent les déchets à l'eau .... les tortues se régalent !
 
 
une des principales rue de Bridgetown ..... ici l'auto est reine comme partout dans le monde
 
 
Le marché aux légumes en centre ville  .....l'esprit est proche de celui de Castrie à Sainte Lucie ....mais ici tout est plutôt "clean" !
 
 
Pignon en trompe l'œil en centre ville :
l'effort d'embellissement est partout perceptible ; sans être la Suisse c'est tout de même assez propre  sauf dans des quartiers très reculés qu'il aurait été inconvenant de photographier sans voyeurisme .
 
 
La rue piétonne commerçante
 
 
  Il existe encore bon nombre d' immeubles qui donnent à cette ville une atmosphère assez authentique
 
 
l'arrière du parlement près du vieux port
 
 
la façade du parlement (photo prise dos au vieux port )
 
 
Le monument érigé devant le Parlement rappelle le sacrifice de nombreux soldats originaires de la Barbade, engagés au sein de l'armée britannique, sur notre sol dans les combats de la guerre 14 / 18 .
 
 
 
 
 
Le palais du gouvernement
 
 
La synagogue et le musée de la communauté juive de Barbade
 
 
Petit musée passionnant à ne pas  manquer  lors d'un passage à la Barbade ;  Il décrit les réussites, les difficultés , les échecs d'une communauté dont l'influence a été décisive dans les choix successifs  de modèles économiques de ce territoire  . L'influence sépharade s'est éteinte dans les années 1920 . Après la seconde guerre mondiale ce sont des juifs d'Europe de l'Est qui sont venus s'installer avec succès en contribuant de façon décisive à la mutation de l'économie vers des  activités de services à forte valeur ajoutée . Le niveau de vie est en corrélation : il est comparable au notre en France .
 
  
 
 
 
L'entrée du Musée National  : petit ....mais bien agencé, il est très intéressant pour comprendre les lignes de force qui ont structuré l'histoire de cette population toujours restée sous souveraineté britannique jusqu'à son indépendance en 1967  . Il y là , l'explication du lien indéfectible de ce territoire avec la culture anglaise . A contrario, la plupart des autres iles antillaises ont été ballottées entre des influences européennes ennemies à l'époque ......  ça laisse des traces dans l'inconscient collectif des ces populations fracassées par l'histoire .
On a du mal aujourd'hui à rentrer dans les raisonnements admis à cette époque pourtant pas si lointaine : Ainsi très astucieusement, La Barbade  a été favorable à l'interdiction de la traite des noirs en 1804 , non au titre d'une quelconque volonté d'en limiter l'usage.... mais pour limiter la concurrence des autres colonies à ses propres productions , notamment empêcher  le Guyana  de constituer son "stock" d'esclaves . En effet dès le milieu du XVIII ème siècle , la Barbade "produit ses esclaves" de façon autosuffisante !  C'est l'innovation scientifique et technique qui au final permettra d'achèver le processus d'arrêt de l'esclavage aux Antilles : la production à bas coût du sucre de betteraves  a compromis l'équilibre des exploitations esclavagistes .
 
 
 
Le hall réservé à la famille Cunard rappelle l'influence décisive que l'aristocratie anglaise à toujours eu sur le destin de cette ile  aux paysages superbes  ( W . Churchill était un amoureux inconditionnel de la Barbade).......  nous allons vous en faire découvrir  quelques traits essentiels :
 

 
 


Peu de temps après avoir quitté Bridgetown on circule sur de petites routes  : une ruralité sympathique ....dans une végétation luxuriante ou ....

 
......au milieu de cultures, principalement de canne à sucre

 
Lion castle Estate au centre de l'ile  :   Beaucoup des beaux points de vue ont été aménagés en luxueux  lotissements privés - fermés gardiennés -


allée conduisant  vers Lion Estate .....
 
 
promenade dans les hauteurs du centre de l'ile  , nous prenons tôt le matin un café dans un estaminet fréquenté le soir par la gentry .....
 
 







une imprenable vue sur l'océan et la côte au vent
 
 
Une richesse discrête de bon goût  toute britannique : ces panneaux de bois bricolés orientent bon nombre de personnalités parmi les plus influentes dans l'ordre  économique mondial qui ont choisi la Barbade comme port d'attache dans leur mode de vie "nomade" d'apatrides économiques  
 
 
Farley Hills
 
 
 
 
 
 
 
 
Vue sur la côte au vent



La sucrerie Frank Hutson
 
le coin musée avec des vieilles machines ......

 
.....fait face à un outil industriel ultra moderne . Il y a des capitaux à la Barbade et de dynamiques entrepreneurs y compris industriels même si ces activités restent marginales

 
Une ruralité colorée et sympathique .... aucune maison n'a de barrots aux fenêtres .... sans que l'on détecte de présence policière  prégnante . Par contre , on sent qu'ici le respect des règles est sanctuarisé  par le quidam : celui qui traverse sur un passage piéton au feu rouge est réprimandé par ses voisins , on m'a fait signe de bien marquer le stop à un carrefour ou j'allais m'engager au pas ....
 

 
Les paysages sont agrémentés  de beaucoup de maisons "proprettes" aux couleurs toutes plus improbables les unes que les autres !  
 
 
 
la végétation est  luxuriante .....le bétail y évolue en liberté
 
 
 
 
 
avec dans chaque village un petit bistrot qui tient lieu d'épicerie , de bar, de bureau de tabac .....
 
Reste à vous dire deux mots  de l'accueil  sur place  :  Pas une fois, en ouvrant notre carte routière pour nous orienter, un passant ou un automobiliste n'a manqué de s'arrêter  pour nous mettre sur le bon chemin .....
 
Plutôt sympa non ?  Nous , nous avons beaucoup aimé  ces gens spontanés, travailleurs mais sans agressivité et ce qu'ils en ont fait : un petit pays de cocagne .
 
Si l'on peut dire que L'Arabie Saoudite est le pays ou DAESH à réussi...... on peut affirmer en concordance que la Barbade est le pays dans lequel le rêve de l'empire britannique s'est probablement le mieux concrétisé !  le résultat est plus probant .... On devrait songer à renvoyer les anglais recoloniser La Mecque !
 
 
Nous sommes partis le 14 janvier  de la Barbade , nous sommes arrivés exactement 12 heures après à la Martinique  pour 110 nautiques parcourus .... soit une vitesse de 220  en 24 heures ..... ça a plutôt bien avancé ! 
Au Marin, nous allons confier Esclarmonde au Chantier AMEL pour qu'il répare le moteur de l'enrouleur de génois .
 
Suite au prochain numéro après notre séjour à la Martinique .  à bientôt donc